La vie démocratique aux yeux d’un Nogentais de 18 ans

Les Nogentaises et les Nogentais sont informés : le 15 et le 22 mars 2020, ils seront appelés aux urnes afin d’élire leurs futurs élus municipaux pour la mandature 2020-2026.  

Bien que la période préélectorale (1er septembre 2019) n’ait pas encore débuté, les échéances municipales sont déjà bien présentes dans l’esprit de chaque Nogentaise et Nogentais.

Il s’agit d’échéances électorales qui concourent à la bonne marche de la démocratie, mais concrètement, qu’est-ce qu’une démocratie qui fonctionne bien, à Nogent comme ailleurs ?

Un régime peut être considéré comme démocratique si ce dernier garantit notamment :
– un pluralisme politique
– la liberté d’opinion
on peut ajouter à la liste la transparence des pratiques politiques, la proximité des élus qui renforce la démocratie en instaurant la confiance entre élus et citoyens.

Le pluralisme politique : l’une des composantes fondamentales de la démocratie

Le pluralisme politique reconnaît et favorise :
– la diversité des courants d’opinions
– la diversité de leurs représentants
– la diversité des expressions politiques

Dans le cadre des futures échéances municipales de 2020 sur la commune de Nogent-Le-Rotrou, la probabilité grandissante que les Nogentais aient le choix entre 3 listes est une victoire démocratique.
Ceci permet l’émergence et la multiplication de propositions et incite les différents candidats à se surpasser.
D’autre part, la diversité de l’offre politique doit permettre au citoyen de ne pas se sentir en marge de la vie politique de sa commune.
Cette victoire démocratique est d’autant plus satisfaisante que les citoyens sont susceptibles de voter pour des représentants qui leur correspondent, limitant ainsi le taux d’abstention, autrement dit une forme de hors-jeu électoral.

Un pluralisme politique ne peut-être complet que si et seulement si chacun le reconnaît. Afin d’assurer un libre choix par le citoyen de ses élus, chaque candidat a la responsabilité de reconnaître l’existence d’autres forces démocratiques que la sienne.

Nier le pluralisme, c’est empêcher la confrontation saine et démocratique des idées et des projets.

Le calendrier politique de chacune des listes doit s’organiser en respectant celui de ses opposants : dans une vie démocratique, il est tout à fait souhaitable que les citoyens prennent connaissance de l’ensemble de l’offre qui se dessine devant eux, toujours dans un souci de pluralité.

La liberté d’opinion : fondement d’une démocratie libérale

Selon la Déclaration des Droits de l’homme du 26 août 1789, « toute personne est libre de penser comme elle l’entend, d’affirmer des opinions contraires à celle de la majorité, de les exprimer ».

Dans une démocratie, chaque individu possède la liberté  d’affirmer publiquement une opinion, du moment qu’elle soit conforme aux valeurs de la République et au respect des personnes. De cette liberté découle la liberté de réunion, d’expression, d’association, etc.

Les citoyens, quelque soit leur opinion, sont en droit d’attendre une attitude juste et impartiale de leurs élus.

Nul ne peut user de sa fonction d’élu pour exercer une pression sur un citoyen au sein de son milieu professionnel. Il serait de même inacceptable qu’un élu contrôle le courant d’opinion de quelques uns de ses administrés, le rôle d’un élu n’étant pas d’opérer une distinction entre les citoyens selon leurs opinions politiques.

Un élu a le devoir de représenter TOUS les habitants quelque soit leur opinion.

Des pratiques d’élus peuvent contribuer à l’instauration d’un climat qui va à l’encontre d’un fonctionnement sain de la démocratie, en incitant les citoyens à limiter leur implication dans la vie politique, de peur de “déplaire” à leurs élus, auto-censurant ainsi leurs propres libertés.

La transparence démocratique : comment instaurer une relation de confiance et de proximité entre les élus et les administrés ?

Dans le cadre de la loi sur l’accessibilité des données publiques (OpenData), les citoyens doivent avoir la possibilité d’accéder à l’ensemble des données publiques s’ils le souhaitent et doivent pouvoir être en capacité de les consulter sans manœuvres dilatoires. Les flux d’informations entre élus et habitants sont malheureusement trop souvent faibles voire arbitraires. La transparence doit être respectée si on veut maintenir une relation de confiance et de proximité entre les élus et les administrés, mais également afin d’éviter que ces derniers se sentent exclus de la vie politique et s’en désintéressent.

Le rôle d’un élu d’une commune est d’intéresser les citoyens à la vie politique de la ville, en appelant les administrés à participer aux projets AVANT la prise de décisions.

Il est fondamental que les élus s’inquiètent de la confiance des citoyens qu’ils représentent.

En tant que jeune citoyen de 18 ans, qui compte voter pour la première fois en mars prochain, une vie politique peut être considérée démocratique si :
– Elle propose un pluralisme des opinions, des représentants et des projets.
– Elle garantit un respect de l’opinion de chacun qui se traduit par une impartialité des élus à l’égard de tous les administrés.
– Elle se fonde sur l’assurance d’une transparence élus / citoyens.

La démocratie et la liberté sont des biens précieux et inestimables que l’on doit défendre à chaque instant.


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