L’image d’une ville abandonnée, les friches commerciales et urbaines…

L’attractivité d’une ville est composée de multiples facteurs, environnement, dynamisme économique et commercial, offre d’enseignement, offre culturelle et associative, offre de soins, offre de logement…

Mais la première impression que donne une ville est sa qualité architecturale : c’est l’effet que donne le premier coût d’œil.

Comme  pour de nombreuses villes, l’image de Nogent le Rotrou souffre de trop nombreux locaux délaissés, dégradés, renforçant l’impression d’abandon.  

Les choix, portés par les élus locaux, du développement des grandes surfaces en périphérie à grandement participé au déclin des centre villes.

Ces situations relèvent autant de responsabilités privées que de responsabilités publiques.

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La cessation d’activités commerciales, sans succession, sans désinstallation de l’enseigne, génère une image désastreuse pour la ville.

Friches urbaines et commerciales à Nogent-le-Rotrou

Un autre exemple de mauvaise gestion des espaces commerciaux : le déplacement du Bricomarché dans l’ancienne friche d’Intermarché a été autorisé par la CDUC*, à la condition de redynamiser l’espace abandonné. L’implantation d’un seul magasin sur la zone ne remplit pas l’objectif assigné, laissant une friche désolante… Qui peut faire respecter la loi ?

*CDUC : Commission Départementale d’Urbanisme Commercial

Des décisions publiques laissent à l’abandon des bâtiments sans nouvelle destination. 

La décision municipale de création d’un nouveau cinéma conduit à l’abandon du Rex, créant une friche en plein centre-ville.

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Le transfert du point information jeunesse, décision de la communauté de communes du Perche, crée un nouveau vide en centre-ville.

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La fermeture et le transfert des bureaux de la CPAM et de la CAF laissent un immeuble entier vacant.

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Quelles solutions, quelles propositions ?

  • Inciter les propriétaires de surfaces commerciales dans le cœur de ville à baisser les loyers ou à céder leurs bâtiments en créant une taxe sur les friches commerciales comme de nombreuses villes l’ont déjà fait.
  • Obliger les propriétaires à démonter  les enseignes qui ne sont plus exploitées comme l’exige la loi et à rendre neutre la façade de leur bâtiment.
  • Faciliter la reconversion des surfaces commerciales abandonnées en logements par des mesures fiscales adaptées.
  • Avoir l’exigence dans les décisions publiques de ne pas déplacer une activité sans trouver une solution viable et pérenne pour les locaux abandonnés. 
  • Limiter le développement des grandes surfaces en périphérie.

La ville demande une attention quotidienne et une volonté de tous les instants pour l’améliorer. Ceux qui y habitent, au quotidien, sont conscients de sa lente dégradation. L’opération “Cœur de ville” ne pourra répondre seule au défi à relever.

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