Cela devient une triste habitude. Depuis trop d’années, les rentrées scolaires sont synonymes d’annonces de fermeture de classes dans notre ville.
Bien que décidées par l’Éducation nationale, elles sont la conséquence mécanique de la diminution continue du nombre d’élèves dans les écoles publiques, elle-même liée à la baisse et au vieillissement de la population.
Cela soulève à nouveau la question de l’attractivité de notre territoire. Il est crucial de traiter la question des effectifs dans les écoles publiques, non seulement pour stopper l’hémorragie, mais aussi pour inverser la tendance. Préserver nos écoles, c’est garantir la vie et le développement à long terme de notre commune.
Cela ne doit pas être une fatalité. Encore faut-il sortir du déni et reconnaître la situation dans laquelle nous sommes.
C’est pourquoi nous faisons le choix d’agir pour l’avenir de notre territoire. Le mercredi 26 mars à 19h, salle Simone Signoret, nous vous invitons à construire ensemble un avenir désirable.
MONSIEUR LE MAIRE, JÉRÉMIE CRABBE, IL NE SERT À RIEN DE DÉNIGRER SON CONTRADICTEUR, CELA NE RENFORCE PAS VOTRE DÉMONSTRATION ET NUIT FORCÉMENT À LA QUALITÉ DU DÉBAT DÉMOCRATIQUE
Association (LE FORUM)… incapable de prendre de la hauteur, qui tombe dans la facilité et le populisme …(L’echo republicain)
“Je ne sais pas d’où sortent ces chiffres et où ils sont allés chercher ça” (L’action)
(propos tenus par le maire en réponse aux articles du FORUM)
Le projet de création d’un hôtel Ibis en centre ville de Nogent-le-Rotrou, avec 3.8 millions d’argent public, donne lieu à un débat qui intéresse de nombreux habitants de la ville.
Poser la question de la validité du projet, de la bonne utilisation de l’argent public est légitime en démocratie. LE FORUM sait prendre de la hauteur pour analyser, interroger et expliquer les politiques conduites par nos collectivités.
Le FORUM valide ses sources, les données chiffrées avancées proviennent du document annexé au dossier préparatoire du conseil municipal du 9 décembre 2024, durant lequel la proposition d’injecter plus de 800 000 € dans le projet d’hôtel Ibis a été votée. Le document est accessible sur le blog du Forum.
Monsieur le maire, sachez résister aux dérives parisiennes du vocabulaire politique, les habitants de Nogent-le-Rotrou méritent mieux.
Salle des Colonnes, jeudi 6 février à 18h30 : une réunion publique organisée par L’EPTB* s’est tenue à l’occasion des 30 ans des inondations de 1995.
Les récentes inondations questionnées par des habitants
Une quarantaine de personnes participe à la réunion. Dès le commencement, les questions fusent sur les dernières inondations qui ont frappé Nogent-le-Rotrou, Arcisses et d’autres, en octobre dernier.
Les organisateurs ont bien du mal à dérouler leur plan de réunion. Les habitants veulent parler de ce qui s’est passé, des dégâts, du pourquoi, de ce qui va être fait pour éviter que cela recommence. Des questions somme toute bien légitimes.
“Il y a eu un dysfonctionnement”
Le vice-président de la communauté de communes présent, Philippe Rhulmann, a déclaré “ je ne suis pas décisionnaire, cela relève de la compétence des maires et de l’État […] ”
Au passage, il indique clairement qu’il y a eu un dysfonctionnement, notamment au niveau de la chaîne d’alerte.
Une municipalité aux abonnés absents
Étonnement, puisque pas un élu nogentais ne s’est déplacé pour participer à cette réunion publique, et ce, pour apporter un minimum de réponses aux questions des habitants.
À plusieurs reprises, des citoyens regrettent le manque de dialogue et de réponses de la part de la municipalité. L’un d’eux exprime clairement sont ressenti : “ Nous avons le sentiment d’être méprisés face à cette absence de réponses.”
Avoir le courage de se confronter aux habitants
La question des inondations est complexe, nul ne l’ignore. Cependant, une des premières vertus d’un élu et d’un maire, en particulier, c’est d’avoir le courage de se confronter aux habitants, même quand ce n’est pas facile. La politique de la chaise vide n’est ni courageuse ni citoyenne.
Les Français demeurent profondément attachés à leurs commerces indépendants de proximité. 40 % d’entre eux les fréquentent au moins une fois par semaine pour leurs achats.
Les commerces indépendants jouent un rôle essentiel dans la vitalité de la ville et renforcent son attractivité.
LE FORUM a souhaité écouter les commerçants de Nogent-le-Rotrou en dialoguant avec eux, sur leur vécu, leurs réalités.
Durant le premier semestre 2024 nous avons rencontré la quasi totalité des commerçants des différents quartiers de la ville (44 heures d’entretien)
Nous les remercions pour leur accueil chaleureux, qui a été bien souvent, l’opportunité d’échanges riches et instructifs sur leur quotidien.
Beaucoup sont inquiets de l’attractivité des commerces périphériques au détriment de ceux du centre-ville, de la fermeture de boutiques, de la perte de savoir-faire et d’amoindrissement de l’offre.
La collectivité a un rôle majeur à jouer pour le maintien et le développement de ces commerces de centre ville.
Nous reprenons ci-dessous de façon synthétique l’appréciation portée par les commerçants rencontrés et leurs attentes vis à vis de la municipalité (classement par nombre de citations)
1/ Amélioration de la communication, de l’information et de la concertation de la ville avec les commerçants, notamment sur l’anticipation des événements organisés par la ville…
2 / Etablir un lien véritable avec les élus : visite, réponses aux courriers, rencontres…
3/ Soutien aux commerçants et reconnaissance par la ville
4/ Stationnement et parking
5/ Équipement public et aménagement
6/ Sécurité
7/ Accessibilité
8 / Besoin d’une politique commerciale dynamique, animations festives.
à Nogent le Rotrou, Maison de Ville à 3 590 € le m²
Sans doute aucun acheteur, à ce prix, ne serait intéressé. C’est pourtant le prix de revient de la réhabilitation par Nogent Perche Habitat, présidée par le Maire de la Ville, d’une petite maison de 70 m² dans le quartier du Pâty, classée au final C sur le plan énergétique (loin des normes actuelles).
Outre l’achat de la maison, les travaux se sont élevés à 230 000 € en dépassement de 33% par rapport au budget fixé !
Est-ce avec une telle gestion que seront construites les réponses aux besoins criants de logements décents et adaptés pour les Nogentaises et Nogentais ?
Avec un prix au m² trois fois supérieur à ceux constatés sur la ville, avons-nous là une bonne gestion des fonds publics?
LE FORUM Nogent-le-Rotrou a comme objectif d’observer et d’analyser la vie municipale et d’informer les habitants.
Nous avons étudié en détail le projet de transformation de la friche commerciale LEADER PRICE en un hôtel qui sera exploité sous franchise IBIS.
L’importance des montants financiers en jeu, plus de 7 millions d’euros, la nature du montage de l’opération, le questionnement sur la validité économique, exigent une information claire et transparente sur ce projet porté par la ville de Nogent-le-Rotrou.
Cette information ne viendra pas de la Ville.
LE FORUM vous informe par une série de 4 articles et notre conclusion.
1 Le contexte
2 Les enjeux financiers et l’utilisation de l’argent public
3 Le montage du dossier
4 Un projet économique contestable
5 Conclusion et alternatives
1 – LE CONTEXTE
Depuis juin 2021 l’espace commercial de l’ancien Leader Price, place Saint-Pol est vide.
Cette friche située en plein centre-ville s’ajoute à celle de l’Hôtel Dieu.
Sur l’Hôtel Dieu, déjà, les maires successifs avaient annoncé un hôtel, un restaurant, une résidence de standing… autant de chimères, aucun projet concret en vue.
Forte de ces promesses non tenues, la ville s’attaque à la friche commerciale “Leader Price”
L’idée retenue par le conseil municipal est de construire un hôtel avec des commerces en rez-de-chaussée. En décembre 2023, le conseil municipal valide la recherche d’un opérateur pour conduire le projet.
Une seule offre est reçue par la Ville, présentée par la SAEDEL, et validée lors du conseil municipal du 9 décembre 2024.
2 LES ENJEUX FINANCIERS
Construction d’un hôtel de 58 chambres sans commerce au rez-de-chaussée
DÉPENSES
Achat du bâtiment 738 160 €
Travaux 5 203 000 €
Honoraires 620 550 €
Frais annexes 789 219 €
TOTAL 7 350 929 €
Le prix d’achat du bâtiment à 738 160 € semble élevé pour un bâtiment dont personne ne veut. LE FORUM demande que soit rendue publique son évaluation par les services du domaine.
RECETTES
Subvention Ville de Nogent-le-Rotrou 809 455 €
Subvention État 3 028 365 €
Revente de l’hôtel 3 900 000 €
TOTAL 7 737 820 €
EXCEDENT DU BUDGET PREVISIONNEL : 386 891 €
Ainsi, nous voyons que la construction de l’hôtel est financée par 3.8 millions d’argent public, bien commun, dont chaque euro provient des impôts et taxes. L’argent public doit-il financer un hôtel exploité sous enseigne IBIS, appartenant au groupe ACCOR, entreprise du CAC40 ayant réalisé en 2023 un bénéfice de 660 millions d’euros?
Est-ce un bon et juste emploi de l’argent public ?
3- LE MONTAGE DU DOSSIER
Le montage du dossier doit être démonté pour comprendre de quoi il retourne.
a- La ville de Nogent-le-Rotrou confie à la SAEDEL la conduite de l’opération dans toutes ses dimensions. La SAEDEL a déjà travaillé pour notre ville, notamment lors de l’achat en 2007 de 16 hectares de terres agricoles au prix de 110 000 € l’hectare, un prix astronomique !
b – La SAEDEL vend l’hôtel à la SAS SEMPA, filiale de la SAEDEL, au prix de 3.9 millions. Au passage, 3.8 millions d’argent public ont disparu. La SEMPA achète 3.9 millions d’euros un hôtel qui aura coûté 7,7 millions d’euros !
c – La SEMPA loue l’hôtel à une entreprise qui l’exploite sous l’enseigne IBIS, pour un loyer annuel de 226 000 €, basé sur le prix d’achat de 3.9 millions d’euros et non sur le coût de construction de 7.7 millions d’euros.
4- UN PROJET ÉCONOMIQUE CONTESTABLE
58 chambres = une augmentation de 72% de la capacité hôtelière de la ville. La ville compte actuellement 80 chambres réparties sur deux hôtels, qui sont loin d’être occupées totalement.Qui peut croire à un développement du marché de 72% ? Une telle ouverture se fera au détriment de l’existant pouvant conduire à des fermetures. LE FORUM demande à la ville de rendre publique l’étude de marché.
Concurrence déloyale : l’argent public finance la création d’un concurrent privé face aux deux hôtels présents depuis de nombreuses années.
Fragilité économique : si l’opération était viable (en économie de marché), le groupe ACCOR construirait lui-même cet hôtel. C’est l’argent public qui attire l’exploitant, avec un rabais énorme sur le loyer…
Plus de 500 000 € d’argent public pour chacun des 7 emplois qui devraient être créés dans l’hôtel (3.8 millions de subvention divisés par 7 emplois)
Risque financier pour la ville : au-delà des 0.8 millions de subvention votés par la ville, celle-ci pourrait être engagée comme caution en cas d’arrêt d’activité de l’exploitant.
5 – CONCLUSIONS ET ALTERNATIVES
Un projet aberrant, offrant indirectement 3,8 millions d’argent public à un groupe du CAC 40.
A un moment où l’argent public se fait rare, LE FORUM demande que celui-ci soit utilisé pour l’intérêt des Nogentais, dans leur vie quotidienne et non dans des projets hors sol comme celui-ci ou comme le pôle culturel de l’abbaye Saint Denis.
Un tel projet doit être construit avec les Nogentais et pas seulement décidé en chambre sans concertation. Le FORUM demande qu’une consultation des habitants soit organisée par la Ville ouvrant toutes les possibilités, depuis la création d’un jardin public à la construction d’une médiathèque.
Ce lundi, le FORUM était présent pour le dernier conseil municipal de l’année. Outre les questions de gestion courante de la ville, 3 sujets ont retenu notre attention :
➔ Un hôtel du groupe ACCOR est projeté en lieu et place de l’ancien LEADER PRICE.
Dans le cadre d’une convention de revitalisation, le conseil municipal a validé la candidature de la SAEDEL* (contrat de 6 ans) pour mener le projet d’installer un hôtel de 58 chambres sur la place Saint Pôl. La réalisation est conditionnée à l’apport par la ville de 2 millions d’euros dont 800 000 € de financement propre et 1.2 millions de subventions à recevoir. Le Maire a bien précisé que sans cette subvention, la ville se retirerait du projet.
Ce qu’en pense le FORUM :
● Cette nouvelle offre de 58 chambres augmentera la capacité hôtelière de le ville de 70% (actuellement Brit Hôtel 40 chambres et Hôtel Sully 42 chambres). Quelles conséquences pour les hôtels existants et les nombreux Nogentais qui arrondissent leurs fins de mois avec des chambres d’hôtes ou des gîtes ?
● Ce n’est pas cet hôtel qui fera venir au centre ville les consommateurs du quotidien.
● Nous reprenons notre idée de transformer le bâtiment “Leader Price” en médiathèque.C’est à cet endroit qu’il faut créer un pôle culturel faisant venir les habitants au centre ville pour le faire vivre et non dans un quartier périphérique.
➔ Dilemme autour de l’aménagement de l’abbaye Saint Denis. La municipalité porte le projet de réaliser un pôle de haute valeur patrimoniale, à vocation culturelle et artistique. Hélas, dans l’environnement immédiat, “ la salle de sport Jean Zay fait figure de verrue “ (dixit le Maire). Le conseil municipal décide de réaliser 520 000 euros TTC de travaux pour réhabiliter les vestiaires, donc de réinvestir dans la “verrue”
Ce qu’en pense le FORUM :
● Un projet d’aménagement urbain doit se penser dans sa globalité et former un vrai projet tenant compte de tous les éléments favorables et défavorables. Un vrai projet débattu et soumis à l’avis des habitants.
● Il y a une contradiction fondamentale entre un projet de haute valeur patrimoniale et la nécessité d’investir dans une “verrue”
● Le Forum affirme que le projet envisagé dans le cadre de l’abbaye Saint Denis ne se fait pas dans l’intérêt des habitants.
➔ 49000 € investis pour 3 caméras de vidéo-surveillance supplémentaires
*SAEDEL : rappelons que c’est la SAEDEL qui a porté pour le compte de la ville l’achat des 16 hectares de terres agricoles aux Vergers et aux Porettes en 2007 au prix de 111 000 euros l’hectare, dont 4 hectares seulement ont été construits. La gestion des investissements publics demande prudence et réalisme, au risque, sinon, de plonger les finances de la ville dans des abîmes de dettes.
Spectateurs du conseil municipal qui s’est tenu ce lundi 18 novembre, nous avons été impressionnés, favorablement, par un changement d’ambiance et de méthode.
Bienveillance dans le ton employé par le Maire, distribution de la parole aux adjoints, réponses respectueuses à l’opposition, ouverture au débat, reconnaissance envers les employés municipaux : le tout pour une ambiance apaisée comme il devrait y en avoir, toujours, dans les instances républicaines.
À propos du recrutement en cours de policiers municipaux, le Maire, là encore, adopte une attitude nouvelle : “Je cherche en priorité des personnes ayant un sens pédagogique, attentifs aux plus démunis et qui, également, appliquent l’ordre”.
Nous sommes loin du tout répressif.
… qui doit répondre à un manque d’information et de transparence vis-à-vis des Nogentais
Nous souhaitons que ces changements d’état d’esprit perdurent et permettent d’aborder plus sereinement les questions de fond.
Il est nécessaire de débattre ouvertement avec les habitants des orientations majeures et engageantes, décidées jusqu’à maintenant sans information préalable.
Fidèlement attachés aux valeurs de transparence et d’ouverture, nous invitons le nouveau Maire et son conseil à poursuivre dans cette voie en améliorant l’accès des citoyens aux séances du conseil municipal.
Cela peut se faire par une diffusion plus précoce des dates de séances, par un accès total et pédagogique aux décisions prises, ainsi qu’aux informations préparatoires, mais également par l’enregistrement et/ou la diffusion numérique des séances du conseil.
Un nouvel adjoint au Maire
À l’issue de cette séance, nous adressons nos félicitations à Alain Vergnol, élu huitième adjoint au Maire, en charge du handicap et du handisport.
POUR DES CRITÈRES D’ATTRIBUTION TRANSPARENTS EN 2025
Les subventions municipales à destination des associations nogentaises sont, chaque année, une grande source d’interrogation dans notre commune.
En cause : l’opacité de la redistribution de cette manne financière qui devrait, puisqu’il s’agit d’argent public, être affectée selon des critères d’attribution clairs pour tous.
En 2024, plus de 370 000 euros ont été attribués, dans une répartition détaillée ici :
Au Forum, nous militons pour une utilisation démocratique et transparente de l’argent public, et souhaiterions que soient mis en place :
la justification des montants attribués aux subventions (370 000 euros cette année : pourquoi à peu près autant qu’en 2017 et 2018 mais moins qu’en 2021 (*) par exemple ?)
une grille de lecture pour chacune des 3 grandes catégories d’associations (culturelles, sportives ou sociales), des critères donnant lieu à des subventions plus ou moins importantes (nombre d’adhérents ? Nombre de licenciés ? Frais supportés ? Trésorerie ? Salariés ? Projet associatif ? Temps passé par les bénévoles au profit des Nogentais ?)
La garantie du respect des obligations légales par les associations demanderesses, comme les convocations aux AG, les PV, les rapports moraux et financiers…
Le changement de Maire pourrait être l’occasion de mettre en place cette grille de lecture pour 2025. Elle serait, nous le souhaitons, mise en place avec le concours de chaque président d’association, puis mise à disposition de tous, et permettrait ainsi des réunions annuelles de subventions plus démocratiques et donc plus apaisées.
UN NOUVEAU PRÉSIDENT, UN PREMIER COUAC : LES ÉLUS FONT DE LA RÉSISTANCE…
Réunis le jeudi 25 juillet dans la salle du conseil municipal de Nogent-le-Rotrou, les élus de la communauté de communes du Perche ont élu leur nouveau Président Jérémie Crabbe, en remplacement de Harold Huwart démissionnaire.
Tout se déroulait bien jusqu’à cette délibération proposant de créer un poste de directeur de cabinet mutualisé entre la Ville de Nogent-le-Rotrou et la communauté de communes du Perche.
Un témoin raconte :
“ Quelques membres de la communauté de communes ont montré leur étonnement sur ce sujet, notamment sur la fonction de directeur de cabinet et la nécessité d’une telle charge. Le président leur a assuré que la ville de Nogent-le-Rotrou prendrait en charge environ ⅔ de cette dépense et le tiers restant serait à la charge de la Communauté de communes. Les conseillers communautaires ont regretté que cette création de poste n’ait pas été discutée lors du bureau des maires qui s’est tenu quinze jours plus tôt.
Certains élus ont alors questionné le Président Jérémie Crabbe sur la confiance qui était la sienne envers les vice-présidents fraîchement élus. Ainsi, la question était posée : pour quelle raison aurait-il besoin d’un directeur de cabinet ?
Ce à quoi le président répond que le directeur de cabinet de Nogent “effectuait déjà des missions pour la communauté de communes”.
Finalement, le Président Jérémie Crabbe explique “qu’il ne s’agit non pas d’un recrutement, mais d’une simple régularisation de poste”.
Plusieurs questions fusent : le directeur de cabinet de Nogent-le-Rotrou rémunéré par la Ville est-il légitime pour traiter des dossiers relatifs à la communauté de communes ? En a-t-il la compétence ? Pourquoi les élus de la communauté de communes n’ont-ils pas été mis au courant des activités et missions exercées par cette même personne au sein de la collectivité ? Et s’il faut créer un poste de directeur de cabinet mutualisé, pourquoi ne pas laisser la décision du choix du meilleur profil aux élus de la communauté de communes ?
Décision a été prise par Jérémie Crabbe de reporter le vote de cette délibération et de ce projet de mutualisation du directeur de cabinet à la prochaine séance du conseil communautaire. Le temps également que ce sujet puisse être abordé en bureau des maires. La délibération a donc été retirée sous les applaudissements de nombreux élus.”
Derrière cet incident sérieux et le nouveau président mis en minorité, se profile la question de ce que sera l’autonomie d’action de Jérémie Crabbe, véritable décideur ou Maire Président par intérim sous tutelle du député Harold Huwart, via le directeur de cabinet ?
Dans ce contexte, nous nous interrogeons également sur la démission de la directrice générale des services.
Mais au fait, avons-nous véritablement besoin d’un directeur de cabinet ?
Le nouveau Maire s’est engagé à être à temps plein sur sa fonction, des fonctionnaires de qualité, recrutés sur concours, font fonctionner la collectivité territoriale. Une commune de 9500 habitants a-t-elle en plus besoin d’un contractuel de droit privé recruté sans aucun concours?
En cette période de restriction budgétaire la question se pose pour de nombreux citoyens.